SPÉCIAL FEMMES – MARIE CHARLEUX PILOTE LA MAINTENANCE FERROVIAIRE AU CŒUR D’UN UNIVERS D’HOMMES


À l’occasion de l’événement national Roadtrain Girly en lien avec la Journée internationale des droits des femmes, MECATEAMCLUSTER brosse le portrait de plusieurs femmes. Chaque jour de cette semaine, des femmes issues d’entreprises membres du réseau MECATEAMCLUSTER témoignent de leur parcours et de leur quotidien.

5/5 – Marie Charleux, 29 ans, Responsable gestion de flotte et fonction ECE 3 chez ERION : « L’accès aux responsabilités passe par la maîtrise des fondamentaux industriels »

Marie Charleux, 29 ans, pilote la gestion de flotte et la planification de la maintenance de locomotives chez Erion. Un poste stratégique dans une entreprise d’une cinquantaine de salariés où elle est la seule femme du service opérationnel.

Son moteur tient en trois mots : « Résoudre les problèmes. » Lorsqu’une locomotive tombe en panne, il faut comprendre, arbitrer, mobiliser. Sa responsabilité est double : organisationnelle et réglementaire. En tant que responsable ECE 3, elle veille à la bonne application du plan de maintenance et à la sécurité de remise en circulation.

Elle encadre quatre superviseurs de maintenance. En contact direct avec les clients, elle planifie les interventions selon les compétences disponibles, les contraintes techniques et les exigences contractuelles.

Son parcours est linéaire et technique. Bac S, DUT génie industriel et maintenance avec seulement une autre fille à ses côtés dans une promotion de trente étudiants. Puis Marie rejoindra l’École des Mines de Saint-Étienne en alternance pendant trois ans dans une entreprise de l’agroalimentaire. Originaire de Montceau-les-Mines, elle revient dans la région en décrochant son premier emploi chez Erion en janvier 2021 comme ingénieure technique et performance. En janvier 2024, elle devient responsable ingénierie opérationnelle. En novembre 2024, elle prend la gestion de flotte à la suite d’un départ d’un collègue.

Chez Erion, sur environ 55 salariés, moins de 10 % sont des femmes. Elles se concentrent notamment aux fonction supports. À l’heure où le secteur ferroviaire cherche à recruter et à féminiser ses métiers techniques, son parcours met en lumière l’évolution réelle des mentalités. Aucune remarque déplacée, aucune difficulté au quotidien en tant que femme. La légitimité est technique et acquise par l’expérience. « L’accès aux responsabilités passe par la maîtrise des fondamentaux industriels, l’expérience terrain et la capacité à piloter des équipes pluridisciplinaires » explique Marie.

Son ambition pour le futur ? Saisir les opportunités, accompagner la croissance de l’entreprise, élargir son périmètre d’intervention. Dans un univers où la fiabilité opérationnelle est clé, elle avance avec la même logique : résoudre, sécuriser, améliorer. Dans l’atelier, les locomotives redémarrent. C’est là, concrètement, que se mesure son impact.

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